
Sur les seuls 13 films vus au ciné cette année, voici ce que je retiens :
1/Drive de
Nicolas Winding Refn. Je n'aurais qu'un mot à dire : OUAHHH ! L'image du cow-boy qui maitrise est ultra rassurante... pour les filles ! c'est un film pour nous ! Dès les premières secondes du prologue avec cette musique inouïe je me suis dit : celui-là, il sera dans mon top !". La scène sublime de l'ascenseur avec l'unique ralenti totalement justifié de toute l'histoire du ciné contemporain ! Enfin !
2/Une séparation d'
Asghar Farhadi Le huis-clos iranien qui m'a scotché au siège ! Quelle histoire. Et tellement universelle : qui n'a pas toujours voulu avoir raison coûte que coûte ?
3/Shame de
Steve McQueen II Le parcours de ce soi-disant obsédé sexuel (qui dérange-t-il à par la morale puritaine ?) m'a bouleversé. Filmé de près, présent dans chaque plan : un portrait percutant. Et une scène terrible : New York-New York chanté par la frangine en mode slow tempo : frissons !
4/Le gamin au vélo des frères Darden, histoire déchirante d'un gosse qui cherche ce dont personne devrait être privé : de la reconnaissance et de l'amour. Beau. Fort.
5/Animal Kindom de
David Michôd La claque ! Le règne animal chez les humains. Édifiant !
6/A dangerous Method de David Cronenberg, pour la psychanalyse au ciné ! Un moment d'érudition savoureuse. Lumineux selon moi et très brillant.
7/Black Swan de
Darren Aronofsky, la suite de la psychanalyse au ciné ! Le résultat. Et la danse en prime. Des choix de réalisateur pertinents et judicieux. S'il devait avoir un prix c'est celui de la mise en scène.
8/L'exercice de l’État de
Pierre Schoeller pour la vision ridicule de la politique. Entre The Killing (série danoise) et Ridicule, justement. Imparfait, mais à voir !
J'ai aimé Au-delà d'Eastwood, mais la partie française avec Cécile de France était trop... pourrie. Donc je ne peux me résoudre à le mettre ici.
Enfin, la palme du Nanar, le summum du navet, le gâchis de pellicule et de temps (pourtant si précieux quand on en a peu, comme moi, pour aller au ciné) revient SANS CONTESTE à "La planète des singes, les origines".
Édifiant ce qu'on peut écrire comme co** dans un scénario : depuis quand on parle de génétique quand le bébé singe est exposé au produit après sa conception ? Des singes qui connaissent déjà la langue des signes n'ont pas besoin de prendre le fameux produit, ils ont déjà évolué ! De l'anthropomorphisme ridicule : le singe les jambes croisées qui tapote sur un bout de bois entre ses doigts telle une cigarette... Bref, un déchet du cinéma !