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lundi 14 mai 2012

"En un monde parfait" de Laura Kasischke

Les héroïnes de Kasischke sont singulières. Elles frisent la perfection juste pour mieux nous agacer ! Oui, Jiselle est agaçante :
C'est une jolie femme active trentenaire qui a une vie trépidante :

lundi 2 avril 2012

Hunger Games de Suzanne Collins

Une série de livres pour ados très prenante
Oui, bon, ok, je surfe un peu sur la vague... Mais je ne parlerai pas du film qui est, semble-t-il, pas très bon.
Oui, bon, ok Suzanne Collins n'a rien inventé,

jeudi 30 juin 2011

"Arrêtez-moi là" de Iain Levison

Ah Iain Levison ! Un chouchou ♥. Je crois que j'ai lu tous ces livres. (un ici et un autre , entre autre)
Bon, honnêtement, il faut reconnaître que son style au vitriol

jeudi 31 mars 2011

Le Japon, McCarthy et la Littérature

Dans le cahier du "Monde de Livres" du 25 mars 2011, la journaliste Rérolle fait un étonnant article sur ce que semble inspirer les catastrophes actuelles au Japon (Séisme, Tsunami et... nucléaire) à ceux qui les regardent par la petite lucarne : l'article s'intitule "Paysage de fin du monde".

Je cite la première phrase qui est elle-même une citation entendu par-ci par-là.
"On se croirait dans La Route".

samedi 12 décembre 2009

"La Ballade de Jesse" de Madison Smartt Bell

Une ballade avec deux l.
Car c'est bien de musique dont il est question ici.
Jesse est guitariste rythmique dans un groupe, les Anything goes. Ils partent en tournée, comme chaque année à la même époque, arpenter la côte Est de bars miteux en bars plus miteux encore,

mardi 10 novembre 2009

"La route" de Cormac McCarthy

En lisant "La route" j'étais terrifiée.
Je ne pouvais pas me coucher tant que les protagonistes n'étaient pas sains et saufs. Tant que je n'étais pas sûre qu'il ne leur arriverait rien, au moins pour ce soir-là.

samedi 15 août 2009

"La physique des catastrophes" de Marisha Pessl

La culture c'est comme la confiture. Moins on en a, plus on l'étale.

Eh ben, ça ne s'applique pas dans le cas présent vu l'épaisseur de la couche de confiture (cf. les 616 pages du pavé).

samedi 27 juin 2009

Une canaille et demie de Ian Levison


Quels sont nos rêves, nos ambitions secrètes ?

Dixon est en cavale avec un beau magot, il devrait pouvoir réaliser son rêve d'élevage d'alpagas s'il atteint un jour le Canada.

Elias voudrait la renommée, être reconnu par ses collègues et publié pour ses recherches (douteuses) sur le nazisme.

Denise agent du FBI sur les traces de Dixon, voudrait avoir la promotion qu'elle mérite malgré son sexe et qu'elle attend depuis si longtemps.

Ces personnages vont se croiser. L'issue n'est pas du tout celle que l'on croit ! Et c'est bien ça le pire... Car pensez-vous que la fin justifie les moyens en toutes circonstances ? Ne répondez pas toute suite, lisez d'abord pour connaître l'attitude de vos congénères... A vous dégouter de la race humaine !

Le livre commence par cette phrase : "Hitler avait raison" Déjà, d'emblé, ça calme !

Non, rien de nazi dans cet ouvrage, bien sûr mais je trouve ça très percutant comme première phrase de roman ! Ce livre est moins une cavale frénétique d'un petit bandit version Prison Break saison 2 qu'une superbe démonstration littéraire sur nos travers d'humains corrompus à la recherche du bonheur (si il existe). Du grand Levinson, très sombre. Trois hommes, deux chiens et une langouste est un peu plus "joyeux".

samedi 23 mai 2009

Trois hommes, deux chiens et une langouste de Ian Levinson

Marre de la crise ?
Marre de la précarité ?
De promener les chiens des autres ? De griller des steaks dans un fast-food ? D'être exploité par son chef de rayon demeuré ? Envie de donner un autre sens à sa vie ? Quelque chose de plus durable qu'une fumette en guise d'évasion avec ses potes de galère ?

Alors 3 hommes, 2 chiens et 1 langouste est LA recette idéale !

Nos 3 lascars ont la solution qui mène au bonheur : se lancer dans une carrière criminelle. Vols de tv écran plat 16/9e ou de Ferrari à refourguer... Bon, certes, ils ne sont pas experts en la matière, mais le coeur y est. C'est déjà ça.

C'est Le livre anti-dépresseur du moment, spécial crise qui dure. Vous verrez que, finalement, trouver le bonheur ne tient pas à grand chose, encore faut-il juste ouvrir le champ des possibilités...

Si vous devez ne lire qu'un livre cette année, il faut que ce soit celui-là !
Le méga coup de coeur. J'ai rarement autant pleuré de rire avec un livre ! Bravo Ian Levison, décidement mon auteur préféré, y a pas !

mardi 12 août 2008

De si jolis chevaux de Cormac McCarthy

Dormir à la belle étoile, près du feu qui crépite, qui tente de vous réchauffer et qui projette une lueur dansante sur votre visage. A côté, les chevaux se détendent, tranquillement. Leurs bruits vous rassurent ; vous allez pouvoir vous endormir pour attaquer demain la longue route et ses aventures qui vous attendent.

Au programme de votre périple à cheval pour traverser le Mexique depuis le Texas : sensations exceptionnelles Grandeur Nature, rencontre incongrue et de mauvais augures, Amour authentique pas forcément heureux, vie de cow boy pure et authentique, visite de prison mexicaine qui n’a rien à envier à la Prison Break saison 2.
Bref, de l’intense et du brut. Un parcours initiatique de l’Amérique riche sans ampleur au Mexique pauvre mais fort, tel un rite de passage vers l’âge adulte pour nos jeunes héros. Donner un sens à sa vie passe parfois par des chemins bien compliqués.

Amoureux des chevaux, ne pas s’abstenir !
McCarthy est un auteur de référence en littérature américaine, prix Pulitzer en 2006. Ses livres ont été adaptés au cinéma (par les Frères Cohen, entre autre). "De si jolis chevaux" fait partie d'une trilogie.

Si vous aimez l'aventure, les sensations fortes, la Nature, vous entrerez en communion avec ce héros qui murmure à l'oreille des chevaux, selon l'expression consacrée. Ce livre est culte pour moi maintenant. De la grande littérature.
Le style McCarthy reste particulier. Il a ce truc qui lui est propre de faire de longues phrases en remplaçant les virgules par "ET". Cela peut désarçonner au début, mais c'est voulu.
Je le relirais bien, car je pense être passée à côté de pas mal de réflexions sur la nature, sur l'existence, entre autre. Cela doit parler au lecteur suivant son âge. Je pense.
"De si jolis chevaux" est le premier tome d'une trilogie. Adapté au ciné en 2001.
Bonne lecture.

lundi 12 mai 2008

Manhattan Transfer - John Dos Passos

Publié en 1925, ce roman est ultra moderne. De nos jours, les romans à tiroirs, avec plusieurs personnages, tel un puzzle, ne sont plus rares. Mais en 1925 ? C'est révolutionnaire !

Alors, j'ai du mal à parler des livres qui m'ont particulièrement touchés et émus.
Pour le lire, il y a un effort à faire, c'est certain, mais je ne suis pas ici pour lire que du facile et de la détente. J'aime bien avoir la satisfaction de mettre donné du mal. Sauf quand je lis Harry Potter, c'est évident (et bien d'autre, allons, je ne suis pas une sainte, non plus...).

Alors par où commencer ? J'ai essayé de faire une "accroche" au boulot, mais en vain.

Imaginez une gare. Une grande gare. Une grande gare new yorkaise.
Dans cette gare, se croisent des milliers de gens. Et si on parlait un peu de toutes ces vies croisées ? D'ailleurs, Manhattan Transfer, c'est le nom d'une gare new yorkaise, ça tombe bien.

C'est ce que fait Dos Passos, ce géant américain (1896-1970).
Il nous construit un patchwork de vies, qu'on suit, certes avec un peu de difficultés au début (c'est un peu déroutant).
C'est le livre de la grande gare de la Vie.
Réussite sociale d'un côté, pauvreté de l'autre. États d'âmes d'une femme-vedette au début du 20e siècle, et descente aux enfers d'un clodo alcoolique. Bref, le chassé-croisé de la vie. La Vraie.
Quelle imagination ce Dos Passos !! Il créé un monde à lui tout seul. N'y-a-t-il pas du mérite ?

Dans ce grand tourbillon social, le personnage central, celui qui reste, qui demeure et qui évolue devant nos yeux, c'est LA VILLE. Celle de New York.
Le seul élément temporel, le seul personnage qui persiste, tel le pilier du roman ; c'est la ville dans lequel s'ancre l'histoire (ou plutôt les histoires).

Au début, les charrettes tractées par des chevaux, font partie du décor. Au fur et à mesure, elles sont remplacées par le tramway, puis le métro. Ce petit détail récurent, permet à la fois de dater le récit et de donner de la consistance à cette ville/personnage. Il y a aussi un aspect documentaire : New York, tout comme Rome, ne s'est pas construite en un jour ! On assiste, devant nos yeux de lecteur à la naissance de cette métropole. Les building poussent comme des champignons, la guerre au loin se fait cruelle, la prohibition fait des ravages, etc. Ce n'est pas magnifique comme voyage dans le temps ?

En dehors de tout ça, Dos Passos a une écriture cinématographique époustouflante. Je n'ai jamais rien lu de tel ! Quelle claque. Il est capable de nous faire ressentir des choses, de nous montrer des choses rien qu'avec sa plume. Et sans descriptions. Ça serait trop facile ! Comment vous dire ? C'est compliqué.
Exemple : dans une chambre d'hôtel miteux, un couple. A l'extérieur, un néon d'une enseigne publicitaire éclaire la scène à travers la fenêtre. La lumière rouge indispose la fille, qui n'arrive pas à dormir.
Dos Passos, sans utiliser de termes descriptifs, arrive à nous faire avoir la figure rouge par intermittence, à nous lecteur. Si si ! Je n'exagère pas. Enfin, je veux dire, qu'on la ressent cette scène.
C'est un exemple parmi d'autres.
C'est de la grande littérature.

Dommage que Dos Passos est fini à droite... Ça gâche un peu tout. Mais bon. Il reste un sacré écrivain pour moi !

samedi 8 mars 2008

Rêves de garçons - Laura Kasischke


C'est dans un camp d'été spécial pétasses Cheerleaders dès années 70' que se déroule l'action.
A travers des "flash back" on découvre aussi l'univers futile particulier qui tourne autour du nombril de Kristie ainsi que ses préoccupations majeures ( pom pom girl, lycée, flirts, Mustang décapotable rouge...).
L'entrainement y est débile intense : baignades, abdos, coaching pour apprendre à bien crier pour supporter son équipe, bronzage...
Et puis, avec 2 copines, elles décident d'esquiver les autres blondasses filles, histoire d'aller faire un tour en décapotable pour aller se baigner dans un lac du coin.
Elles rencontrent en route 2 jeunes bouseux locaux dans un vieux break (pfff !) et Kristie, le charme incarné, ne manque pas de... leur sourire.

Un drame se prépare.
L'auteur est un génie, car ce n'est pas celui qu'on croit !

Elles sont belles, elle sont blondes, elles sont riches, elles sont connes.
Alors, que peut-il bien arriver à des filles parfaites, à qui tout sourit ?

Ce roman m'a scotché ! Kasischke aime installer ses histoires dans un monde parfait celui d'une Amérique qui réussi... en surface ! Elle y met juste un grain de sable qui devrait enrayer la machine.
Une critique acerbe et cynique à savourer !

mercredi 13 février 2008

Le bibliothécaire - Larry Beinhart

Alors voici le polar (thriller politique) que j'ai dévoré et dont j'ai tant parlé.
Franchement, c'est pas mal ! Tellement de choses qui ne sont peut-être pas de la fiction... Le héros découvre (entre autre) une théorie expliquant (et justifiant) le 11 septembre particulièrement terrible , mais qui, à la réflexion, tiens malheureusement la route !
Je ne vous en dit pas plus. Si vous aimez le genre, vous allez être servi, car y a des révélations parfaitement plausibles sur les magouilles actuelles. (Je pense à Yog, le mec de Yon)
Un régal. En plus, le héros c'est un bibliothécaire ! Trop bien.

Voici l'accroche que j'ai faite pour les lecteurs
Bibliothécaire, c’est mal payé.
David est donc tenté de remplacer sa collègue en devenant, le soir après le boulot, le bibliothécaire personnel du richissime Monsieur Stowe. En archivant ses paperasses, il ne se doute pas des conséquences !
Quel est le lien entre le vieux Stowe et l’actuel président des Etats-Unis qui vise un second mandat ? Beaucoup de magouilles, sûrement. D’ailleurs dans l’entourage opaque du président, on voit d’un très mauvais œil l’irruption de ce bibliothécaire. Il y a bien trop de choses à cacher pour sauver l’élection en cours ! Une course contre la montre en pleines primaires américaines s’engage contre le pauvre David. Tueurs aguerris, hommes d’affaires sans scrupules, politiciens véreux sont à ses trousses.
Pour risquer sa vie, bibliothécaire, c’est VRAIMENT mal payé !
Je suis tombé sur une superbe tirade qui m'a donné envie de lire ce livre. Une tirade que sort le bibliothécaire, David à la belle Niobé (qu'il drague, quoi) et qui explique vraiment bien notre métier !
Je ne peux pas résister à l'envie de vous la faire lire :
ELLE : Dites-moi ce que c'est, un bibliothécaire.
LUI : ... Une sorte de communisme, sans l'idéologie ou Marx ou toutes ces conneries. Notre métier, c'est de distribuer du savoir. Gracieusement. Entrez, s'il vous plaît, entrez, prenez un peu de savoir gratis, non, ce n'est pas plafonné, continuez, vous pouvez vous en gaver, non, ce n'est pas une arnaque, ce n'est pas un échantillon gratuit pour vous appâter et vous facturer plus tard, ou bien pour vous tapisser le cerveau de logos et de slogans. Un bibliothécaire n'a pas un statut social très élevé, et nous ne gagnons pas non plus beaucoup d'argent ; plus qu'un poète, d'accord, mais pas autant qu'un type qui sait bien faire la manche. Alors nos idéaux comptent beaucoup pour nous, et aussi l'amour des livres, l'amour du savoir, l'amour de la vérité et de la liberté d'information, le désir que les gens puissent découvrir les choses par eux-mêmes. Qu'ils puissent lire, oh, des histoires d'amour ou des romans policiers, ce qu'ils veulent. Et que les pauvres puissent avoir accès à Internet.
ELLE : Vous êtes un type bien.