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mercredi 10 juin 2015

Les choses de Georges Perec. Notes et réflexions [vrac]

Accumuler. Consommer... toujours et encore.
Mais être contraints, limités, toujours et encore, par des revenus honorables qui ne permettent pas une aisance ostentatoire. 
Jérôme et Sylvie rêvent de toutes ces choses qu'ils n'auront jamais. S'ils essayent laborieusement de s'approcher de leur idéal de vie,

vendredi 22 février 2013

Un Top pas 10 de lectures numériques

J'ai pu lire, en 2012, quelques nouvelles numériques.Ces nouvelles n'existent qu'en numérique. Je fais donc un palmarès à part.
La création 100% numérique propose une littérature innovante. Mais encore faut-il sortir des sentiers battus (publie.net) parce que si l'on reste dans les grands chemins attendus (Amz** , F*A*, éditeurs de genres littéraires bien spécifiques...) on n'a rien de nouveau sous le soleil. Tout est dit dans cet article : "Le coup de gueule d'une lectrice numérique" parfaitement représentatif de mon avis.
Il ne faut pas empêcher ceux qui veulent lire de le faire, peu importe le support.
C'est de qualité dont il est aussi question. Ainsi, s'il existe énormément de livres numériques à bas prix, ils ne sont toutefois pas de grande qualité (remarquez l'euphémisme).

Je retiens donc les ebooks les plus nourrissants selon mes critères :

  1. "John Doe" de François Bon
    un recueil de textes courts sur la mort... sa lecture m'a perturbée ! cauchemars assurés
  2. "J'ai été Robert Smith" de Daniel Bourrion
    Je n'ai peut-être pas été Robert Smith dans ma jeunesse (ai-je seulement essayé d'être Courtney Love ?) mais cela m'a rappelé cet état d'esprit particulier durant cette période étrange à l'orée de l'âge adulte.
  3. "Locked in Syndrome" de G@rp (si c'est pas un auteur numérique !)
    enfermé dans la virtualité ou dans sa tête ? : SF ou réalité ? 
  4. "Incipit" de Daniel Bourrion
    encore un secret de famille, de village même, déroutant
  5. "Les baraques du Globe" de Didier Daeninckx
    Si j'avais connu mon ancien quartier du temps de ces bidonvilles je n'aurais pas eu besoin de le lire, ou bien si justement ! (mon premier livre numérique !!)
  6. "Cantique de la Paranoïa" de Daniel Bourrion décidément, lui c'est mon préféré, faut croire
    d'abord découvert sur son blog puis lu d'une traite dans les transports, de quoi nourrir ma parano,justement !
  7. "Ma mère est une fiction" de Chris Simon
    J'y ai vu une reflexion sur ce qui peut être mis ou pas en fiction, intéressant.
J'ai aussi aimé "la petite fille dans sa robe claire" et "19 francs" du même auteur mais si je le rajoute, on pourrait m'accuser de faire sa pub, de rechercher à tout prix la dédicace numérique (cela existe) ou encore de chercher la promotion, puisque c'est aussi un supérieur hiérarchique dans la lignée des bibliothécaires (mais universitaires). J'aime tout simplement beaucoup son style. Et il a beaucoup d'humour.
Il y a aussi Joachim Sene qui n'est pas dans mon top, j'ai dû mettre de côté son livre avant la fin de l'année...fin du palmarès.

L'inconvénient du texte court, c'est ce goût de trop peu. Mais on en redemande !

Dans le genre récit court et efficace, j'ai lu aussi La liseuse de Paul Fournel et je n'ai pas été plus emballée que ça... Je ne saurais dire pourquoi. Pas si novateur pour moi, peut-être.


Voilà, j'espère que ce tout petit aperçu de l'univers numérique vous donnera envie.
Je précise, car on en parle, que je lis sur ma liseuse (Kobo). Le confort y étant incontestable (là, ce sont mes yeux qui parlent). Je ne lis sur la tablette que le web, les blogs, etc. ainsi que le journal en PDF. Voilà. Précision, qui l'air de rien, a son importance.

lundi 24 septembre 2012

Rue des voleurs de Mathias Enard

Ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre un auteur pareil.
J'avais adoré "Parle-leur de batailles, etc." Et le point de vue de François Bon m'avait décidée plus que jamais à retenter l'aventure Enardienne. Et je ne regrette rien.
Je savais d'emblée que sur les 646 romans de la rentrée littéraire, s'il ne fallait en lire qu'un, c'était celui-ci.
Et je pense ne pas me tromper.
Bien sûr, noyées dans la masse, il doit bien y avoir encore quelques perles dans cette marée littéraire. Mais, quand on en tient une, il ne faut pas la lâcher.
>Comment parler de ce livre ?

mardi 21 février 2012

"Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan

Le livre a fait polémique. Écrire sur sa propre mère, sur sa famille est-ce de la littérature ?


Il y a quelque chose qui interroge et qui me passionne dans la démarche : l'auteur écrit sur l'enfance de sa mère qu'elle n'a pas connue (et pour cause). Elle a créé un personnage papier à partir du réel, lui donnant une dimension littéraire. Pour autant, l'auteur n'entre jamais totalement dans la fiction romanesque, puisqu'il s'agit de sa mère et non d'un personnage. Vous voyez le dilemme ?



Écrire sur quelque chose d'aussi individuel et personnel a finalement quelque chose de terriblement universel. La famille de de Vigan est un peu, sur certains points, ou sur tous les points, celle de tout le monde. Et toute famille plus ou moins bancale permet aussi de se construire. Malgré tout.


Enfin, écrire sur sa mère de cette façon est certainement le meilleur hommage, aussi déchirant soit-il, qu'un être puisse rendre. Et cette dimension là, je ne l'ai comprise qu'à la toute fin. Quand l'ensemble s'est mis à distance avec le point final. Cet hommage a été pour moi un déclencheur de beaucoup d'émotions. D'émotions qu'aucun livre ne m'a jamais procurées. Jamais. 

Rien à voir avec La Route de McCarthy qui m'avait totalement chamboulée. Ou l'Homme qui rit de Hugo. (sur mon baromètre très personnel des larmes versées et des palpitations cardiaques exacerbées) 

Celui-ci a touché à quelque chose de si profond que j'y ai laissé des tripes et des larmes. Aucune lecture ne m'a secouée de la sorte. Rien ne me laissait penser qu'un livre puisse d'ailleurs provoquer cela.
Bien sûr, ce tremblement venu des profondeurs de mes entrailles est lié à mon histoire, dont je n'ai pas envie de m'étendre ici. Il est évident que tout le monde ne peut pas ressentir cela. Et je comprends parfaitement que ce livre laisse beaucoup de lecteurs sur le chemin. 
Mais après avoir lu, Rien ne s'oppose à la nuit, je comprends davantage encore la force de la littérature et la puissance d'un récit écrit lui aussi avec les tripes. 
Enfin, ce livre par son témoignage, est pour moi d'utilité publique ! 
Merci Delphine de Vigan, ta plume a touché au plus sensible chez moi, comme personne avant. Ta mère peut être fière d'être immortalisée de la sorte.
Grandiose.

Pour en savoir plus, un résumé et le début ici

Ce livre a été lu entièrement en numérique sur la Bookeen Odyssey du travail. Je compte pourtant me l'acheter en papier pour l'avoir dans ma bibliothèque et qui sait, le montrer un jour à mon fils.

lundi 10 octobre 2011

Hymne de Lydie Salvayre

« Hymne », c’est un voyage dans le temps à la rencontre de Jimi Hendrix.
Un voyage au départ de Woodstock, le 18 aout 1969,  9h00 du matin.
Un voyage pour revenir sur les traces musicales d’un génie en prenant comme prélude cette version époustouflante de

mercredi 14 septembre 2011

Le ravissement de Britney Spears de Jean Rolin

Gustave Flaubert, disait, à propos des polémiques sur le prosaïsme du roman Mme Bovary :
"qu'il n'y a pas en littérature de beaux sujet [...] et qu'en conséquence on peut écrire n'importe quoi aussi bien que quoi que ce soit. L'artiste doit tout élever"
C'est un peu ce que fait ici Jean Rolin  :

dimanche 21 août 2011

"La piel que habito" de Pedro Almodóvar, d'après "Mygale" de Thierry Jonquet

Je voulais absolument reparler d'un grand auteur de livre noir, Thierry Jonquet, malheureusement décédé il y a 2 ans, que j'admire.
J'avais déjà parlé ici de son livre "Mygale" que j'avais particulièrement adoré. C'est une grande rencontre littéraire dans ma vie.

mardi 28 juin 2011

"Tu verras" de Nicolas Fargues

Un nouveau coup de cœur qui m'a particulièrement touché. Bien sûr je vous le conseille chaudement. 
Voici l'"accroche" que je fais pour la bibliothèque :

samedi 9 avril 2011

"La tête en arrière" de Violaine Schwartz

Cliquez pour lire
Une belle rencontre avec l'auteur lors de la lecture de son roman dans ma bibliothèque. Comme elle le dit si bien dans sa dédicace, elle a su me faire lever le nez de mon ordi.

jeudi 25 juin 2009

Le maitre noyeur de Bruno Giroux

Un petit plongeon dans le grand bassin, ça vous tente ? Mais alors évitez le maitre nageur avec les gros biscotos, là, celui qui mate les filles en bikinis assis sur sa chaise... D'abord, il a le QI d'un ficus (comme il le dit lui-même), ensuite, il y a beaucoup trop de gens qui meurent dans son entourage. Ses collègues, ses conquêtes, sa voisine... Bref, à fuir si l'on veut rester en vie ! Et malgré tout il y a la jeune fille de bonne famille qui semble sous le charme. Dingue !
Immersion totale dans l'univers bien particulier des maitres nageurs municipaux des piscines Toulousaines (ça marche pour toutes les piscines) Une satire sociale en filigrane, une histoire d'amour naissante et un suspens aquatique ; de quoi rafraichir votre été !


C'est un polar avec des crimes assez violents, il faut avoir le cœur bien accroché. L'humour du personnage contre balance tout ça. Mais les jeux de mots à toutes les phrases, ça peut saouler à la longue, surtout qu'ils font apparaitre l'auteur au profit du personnage (qui est censé être un ficus, n'oublions pas) néanmoins, ça vaut le coup c'est original et le suspens vous prend facilement. Un bon polar assez noir, qui devrait plaire à mon prof de natation !

samedi 30 août 2008

Mygale de Thierry Jonquet

Telle une toile d'araignée, plusieurs histoires, qui semblent ne rien avoir en commun, se tissent méchamment :
Celle d'Eve, la belle prisonnière forcée de se livrer à des jeux pervers.
Celle d'Alex, qui vient de descendre un flic dans un braquage et qui cherche à disparaître.
Celle de Vincent qui se fait enlever par un sadique (?), enfermé dans une cave sans eau, ni nourriture.
Et celle de Lafargue, le chirurgien qui garde un lourd secret... Très lourd.

Bourreau(x) contre victime(s). Mais qui est la victime, qui est le bourreau ?
Tout dépend de quel côté de la toile on se place !
Si vous aimez le gore, le noir crade, les trucs pas clean, bref, si vous aimez avoir des sensations en lisant, alors ce (court) polar est pour vous.

Jonquet est toujours à la limite. Borderline. Je me demande où il va chercher tout ça !?
Comme j'avais un peu compris avant la fin, ce roman n'est, pour moi, pas aussi fort que le fabuleux, le monstrueux "La bête et la belle", mais il décape pas mal dans son genre !

Un sacré montage en suspens, une sacrée histoire de vengeance bien tordue !

mercredi 21 novembre 2007

Entre mes mains d'Anne-Constance Vigier

C'est un livre court, à peine 100 pages, mais j'adore ce style : droit au but.
Histoire concise comme pour marteler le propos. Un peu coup de poing, quoi ! Un peu pitbull ? Un léger contraste avec la couverture.

Voici l'accroche que j'ai faite à la bib, j'espère que cela vous donnera envie...

Elle a rencontré un musicien, pas vraiment très attentionné. Mais bon. Il lui propose de vivre ensemble. Oui pourquoi pas. Il lui propose de faire un bébé. Oui pourquoi pas.

Pourquoi mettons-nous des enfants au monde ? Pour faire plaisir à son mari ?
Pour répondre à une pression sociale ? Pour faire comme sa sœur aînée qui
en a une ribambelle ? Pour se faire plaisir ?
La raison est-elle toujours la bonne ?…
Voici ce qui peut (parfois) arriver.

La question n'est pas vraiment explicite, c'est moi qui la met en évidence. C'est une question qui me tarabiscote...
Notre désir d'enfant n'est-il pas mu par quelque chose de profondément égoïste ? Et puis, si c'est pour faire des crétins avachis devant la star Ac', incapables de se révolter contre un pouvoir débile, est-ce que ça vaut le coup ?

Ce livre montre aussi un bon exemple de celles qui (nombreuses, hélas) subissent leur vie et n'en sont pas actrices. Le gâchis d'une relation "perte de temps". Un gâchis provoqué certainement par le fait qu'on ne se connaît pas bien soi-même. Plutôt que de faire "comme tout le monde" le but ne serait-il pas de chercher à s'épanouir ?
Et parfois cela implique d'être célibataire et sans enfant, ça existe !

Tout ça pour dire que c'est pas simple ! La vie n'est pas simple. Mais quand on ne décide de rien, quand on se laisse vivre, ben c'est pire. Enfin, moi c'est ce que j'en dis !Et oui, y a tout ça dans ce petit livre. Mais on ne peut y voir tout autre chose !
Douée l'auteure, non ? Et en plus c'est une mathématicienne ! (enfin je crois)